Le peloton des Gendarmes d'Elites
Notre peloton de Gendarmes est dirigé par Joël Mirgaux
Les Gendarmes
La gendarmerie d'élite est un corps de Gendarmerie créé en 1801 par Napoléon Bonaparte et en service dans l'armée française jusqu'en 1815. Incorporée en 1803 à la Garde consulaire, elle conserve son appellation à l'avènement du Premier Empire au sein de la nouvelle Garde impériale.
La gendarmerie d'élite, « spécialement chargée du maintien de la sûreté publique, et de la police dans le lieu où réside le gouvernement », est organisée en deux escadrons qui sont placés dans un premier temps sous les ordres du colonel Savary. Les premières campagnes de l'Empire n'offrent qu'un rôle très secondaire à la gendarmerie, celle-ci assurant les déplacements de l'Empereur et la protection des lignes de communications. En 1808, la légion est envoyée en Espagne : chargée de lutter contre la guérilla en plus de son service habituel de force publique, elle y fait également office de cavalerie lourde comme à Medina de Rioseco. Rappelée de la péninsule en 1812 pour la campagne de Russie, les gendarmes de la Garde tirent le sabre à la Bérézina, puis à Leipzig et Montmirail.
Sous la Première Restauration, la gendarmerie d'élite se voit attribuer la dénomination de gendarmerie des chasses, mais elle reprend son ancien nom durant les Cent-Jours où une compagnie prend part à la campagne de Belgique. Le corps est définitivement dissous à Châtellerault au retour des Bourbons.
Organisation
Un escadron de gendarmes avait auparavant été créé en 1801 et incorporé dans la Garde consulaire en 1801. Recréée au sein de la Garde impériale en 1804, la gendarmerie d'élite compte deux escadrons chacun divisés en deux compagnies. En théorie, chaque homme devait mesurer au moins 1,76 m pour être recruté. Aux deux escadrons de gendarmes à cheval s'ajoutent deux éphémères compagnies de gendarmes à pied. À sa création, l'unité comprend, gendarmes à pied compris, 632 officiers, sous-officiers et soldats2. En 1806, les compagnies de gendarmes à pieds sont dissoutes, réduisant l'effectif à 456 cavaliers.
D’ailleurs Marco De Saint Hilaire écrit dans son Histoire de la Garde Impériale : « sous cette visière de cuir verni qui s’abaissait de son bonnet à poil sur ses sourcils, on voyait luire le regard pénétrant du soldat investi d’une mission de confiance; il y avait quelque chose d’inquisitorial et de soupçonneux dans ce regard incessamment inquiet. Il semblait observer toujours et sa vigilance était rarement en défaut ».
Attachés à la personne de l’Empereur, les Gendarmes d’élite sont jalousés et surnommés ironiquement les « Immortels ». Ils avaient en effet la réputation d’être rarement engagés dans les combats. Cela est injuste car on les retrouve toujours dans les rangs de la Vieille Garde; ils se distinguent particulièrement en Espagne (Madrid, Villodrigo, Astorga, Medinadel, Rio Seco), et en Russie (Orcha, la Bérézina ).
Ils participent activement aux campagnes de Saxe et de France. Pendant les Cent Jours, ils chargent aux côtés des grenadiers à cheval à Ligny et à Waterloo.
Enfin, Georges Blond a écrit à propos des Gendarmes d’élite en Espagne :
« Ce corps de gendarmes est destiné spécialement à la lutte contre les brigands. Ces hommes se sont pris à leur tâche au point de tout supporter, le climat dur, l’inconfort, la faim et la soif.
L’histoire, la petite histoire, n’a guère retenu que le nom de l’un d’eux, Foulon, parlant très bien l’espagnol, traqueur infatigable, craint des guérilleros . . . Nommé sous-lieutenant et décoré, Foulon poursuit sa chasse et s’acharne spécialement contre les Français passés à l’ennemi ou déserteurs ».
L’Empereur ne s’est pas trompé sur la valeur et la discipline de ses Gendarmes d’élite. Ce n’est pas un hasard s’il leur remet un drapeau portant la devise « VALEUR ET DISCIPLINE ».
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