Le peloton des Voltigeurs
21ème Régiment d'infanterie de ligne
21ème Régiment d'infanterie de ligne
Depuis 2024, Adrian Denil a repris au pied levé le poste de Capitaine des Voltigeurs.
Guy Stassart qui occupait le poste est monté en grade et est devenu 1er Adjudant.
Les Voltigeurs
C’est au camp de Boulogne, en 1804, que l’empereur Napoléon décide de créer des compagnies de voltigeurs. Le noyau de celles-ci est composé d’hommes dont la grandeur n’atteint pas 1,598 mètre. Les voltigeurs sont donc des soldats de petit gabarit et de petite taille. Ils doivent aussi être lestes, vifs et entraînés à la voltige vu qu’ils sont rapidement amenés à cheval sur les lieux du combat où on exige d’eux d’être à même de suivre une monture au trot.
Rapidement, ils sont reconnus comme les spécialistes du coup de feu en première ligne ainsi que des missions d’avant-garde et de reconnaissance. On les trouve également devant les artilleurs pour amortir les charges de la cavalerie ennemie; ils se replient ensuite en se couchant sous les canons et les caissons. Comme on peut le constater, les voltigeurs appartiennent donc à l’infanterie légère et présentent deux qualités essentielles, à savoir la mobilité et la rapidité d’intervention. Mais ne nous y trompons pas : il s’agissait de soldats de grande valeur et, pour nous en convaincre, lisons ce que disait d’eux le Maréchal de camp Bardin (1774 – 1841) dans son Dictionnaire de l’Armée de Terre
« Cet essai (la création des compagnies de voltigeurs), coûteux pour la population, a eu pour l’armée de brillants résultats. Ceux de ces petits hommes qui ont résisté aux fatigues d’un métier qui semblait au-dessus de leurs forces ont fait merveille. Le parallèle, ou plutôt la rivalité établie entre eux et les grenadiers, la disproportion de taille qu’il fallait faire oublier, souvent les avantages et la solidité d’une constitution trapue, la parité de courage et d’énergie sous une moindre masse, tout en a fait des héros. » Dans Souvenirs du Capitaine Desboeufs, nous trouvons une preuve supplémentaire de leur bravoure : « Quiconque a vu la chose par ses yeux sait que beaucoup de colonels n’envoyaient à Paris que les hommes dont ils voulaient se défaire, tandis que les capitaines des voltigeurs n’admettaient dans leurs compagnies que des soldats d’un courage éprouvé.»
Maréchal de camp Bardin (1774 – 1841)
La Garde impériale a eu jusqu'à dix-neuf régiments de voltigeurs.
Il est alors le fin tireur de l'armée française, mais plus faible au corps à corps.
Le fusilier ou chasseur est le soldat de base de l'armée napoléonienne ; le voltigeur est par contre sélectionné pour sa petite taille, son agilité et sa valeur au combat.
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